Sourcing & vérification
Méthodologie
Principe
Chaque donnée publiée sur ce site est sourcée individuellement : source primaire, URL, date de publication, et citation aussi exacte que possible du chiffre — pas de paraphrase approximative. L'ensemble des 37 points collectés est consultable brut dansl'explorateur de données.
Trois niveaux de fiabilité
- Vérifiée en direct— le chiffre a été lu directement dans le document primaire (rapport officiel, texte réglementaire, PDF extrait et relu intégralement), pas seulement dans un article qui le cite.
- Dérivée— le chiffre provient d'une source secondaire (presse, relais) citant une source officielle, sans qu'on ait pu retrouver la citation exacte dans le document primaire correspondant. À prendre avec prudence.
- Infirmée— le chiffre est largement repris dans la presse secondaire, attribué à une source officielle précise, mais la lecture directe de cette source montre qu'il n'y figure pas, voire que la source dit l'inverse. Trois chiffres sont dans ce cas sur ce site (vétusté du bâti hospitalier, investissement hospitalier « divisé par deux », taux de climatisation en Ehpad), tous attribués au rapport public annuel 2024 de la Cour des comptes — voir le détail ci-dessous.
La vérification qui a changé l'angle
Le brief de départ de ce projet citait deux chiffres très repris sur l'état du bâti hospitalier : une vétusté passée de 46 % à 50,5 % entre 2010 et 2018, et un investissement hospitalier divisé par deux entre 2009 et 2019, tous deux attribués au rapport public annuel 2024 (RPA 2024) de la Cour des comptes.
Le PDF officiel du RPA 2024 (volume 2, 264 pages) a été téléchargé et son texte intégral extrait avec pdftotext — pas un résumé web, le document complet, relu en entier. Résultat : ces deux chiffres n'y figurent pas. Le rapport affirme même l'inverse, page 164 : « aucune étude nationale n'a été engagée pour connaître la qualité du parc immobilier et sa capacité à garantir la résilience d'été ». Même chose pour un taux de climatisation Ehpad de 50 % évoqué initialement : absent du rapport, qui ne donne qu'un constat qualitatif (« utilisation des salles rafraîchies [...] faible »).
À l'inverse, cette lecture directe a permis de confirmer mot pour mot, avec pagination exacte, un chiffre qui n'était jusque-là que « dérivé » : « Moins de 10 % des personnes vulnérables » figurent au registre communal (p.157). Et de découvrir un point non identifié au départ : un programme « investissements du quotidien » de 250 M€ (2021-2022) pour l'atténuation thermique en Ehpad (p.163-164), confirmé de façon indépendante par une réponse ministérielle de 2026.
Sources dépouillées
Avec au moins un point exploité : Cour des comptes, Santé publique France, Inserm, INSEE, Sénat, Légifrance, Fédération des acteurs de la solidarité, ministère de la Santé/DGS, questions écrites et réponses ministérielles de l'Assemblée nationale.
Sources ciblées mais insuffisamment exploitées : DREES (aucune publication trouvée avec un taux chiffré de climatisation en Ehpad), CNSA (financement global obtenu, mais pas de ventilation budgétaire spécifique au volet canicule), Météo-France (données obtenues via des relais de presse plutôt que le site officiel directement).
Limites assumées
- Pas de série continue de mortalité canicule année par année : la méthode de comptage de Santé publique France a changé plusieurs fois depuis 2003, en particulier une refonte en 2023.
- 2006 et 2015 sont absents de ce site : les sources trouvées pour ces deux années étaient contradictoires (par exemple 5 700, 2 300 et 1 562 décès selon la source pour 2006), sans qu'aucune ne se distingue comme la source primaire consolidée. Plutôt que choisir arbitrairement, ces années ont été exclues.
- Les chiffres 2022 et 2023 mélangent deux mesures différentes selon les publications — décès en excès pendant les épisodes caniculaires vs décès attribuables sur toute la période de surveillance estivale. Ce site les distingue explicitement partout où c'est pertinent.
- Les données 2026 sont provisoires : la canicule était en cours au moment de la collecte, et Santé publique France indique que sa surveillance temps réel ne capte qu'environ 60 % de la mortalité nationale.
- Le suivi des recommandations de la Cour des comptes par l'Assemblée nationale n'a pas fait l'objet d'une étude systématique — ce site documente un seul cas concret (réponse ministérielle d'avril 2026 qui élude les recommandations), pas un taux de suivi généralisable.
- La polémique politique autour de la canicule de juin 2026 (positions RN, Écologistes, gouvernement) n'est pas traitée sur ce site, qui garde un angle strictement factuel et sourcé.